Dans un contexte international fragmenté, marqué par la résurgence des tensions armées, la compétition des puissances et l’érosion du multilatéralisme, le Togo s’avance avec une constance qui surprend autant qu’elle inspire. Sous la conduite du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, la diplomatie togolaise connaît un moment de maturité remarquable, devenant l’instrument par excellence d’un repositionnement stratégique ambitieux : faire du Togo un acteur de paix, un garant de stabilité et un moteur du renouveau panafricain.
Ce mouvement, calme en apparence mais profondément structuré, est une véritable architecture d’influence. Chaque déplacement, chaque entretien, chaque initiative s’inscrit dans une cohérence nouvelle qui dépasse le seul agenda diplomatique pour devenir un projet de civilisation : celui d’une Afrique capable de parler d’une voix, de régler ses crises et de repenser sa place dans le concert des nations.
La Médiation comme vocation : le Togo, artisan de paix
Un mandat continental de haute portée


En avril 2025, l’Union africaine désigne Faure Gnassingbé comme médiateur dans la crise opposant la RDC et le Rwanda. Loin d’être un geste symbolique, cette nomination consacre la crédibilité du Togo en matière de diplomatie préventive. Neutralité, constance et tact : le pays apparaît comme l’un des rares capables de naviguer entre les sensibilités des Grands Lacs tout en conservant la confiance des protagonistes.
Une présence active sur les scènes de résolution de crises
Le 30 octobre 2025, à Paris, le Président du Conseil participe à la Conférence internationale pour la paix et le développement durable dans la région des Grands Lacs. Son entretien bilatéral avec Emmanuel Macron prolonge un dialogue stratégique sur le besoin d’une approche équilibrée, durable et véritablement africaine des solutions de paix.
Le Togo consolide ainsi son identité : celle d’un État facilitateur, porteur d’un discours de conciliation dans une région traversée par l’histoire, les blessures et les enjeux géopolitiques.
Alliances stratégiques et souveraineté : un repositionnement assumé
Moscou : diversifier sans rompre, dialoguer sans s’aligner

La visite de travail du 20 novembre 2025 à Moscou marque un tournant. Lors de son entretien avec le Président Vladimir Poutine, Faure Gnassingbé aborde des sujets déterminants :
– lutte contre le terrorisme au Sahel,
– accès de la marine russe au port de Lomé,
– coopération sécuritaire et formation militaire,
– gratitude des États côtiers pour les efforts consentis dans la stabilisation sahélienne.
Cette démarche s’inscrit dans une logique multipolaire : diversifier les partenariats pour renforcer la souveraineté, ne dépendre d’aucun bloc tout en coopérant avec tous. C’est l’un des traits dominants de la diplomatie togolaise actuelle.
Washington : la diplomatie togolaise reconnue sur la scène globale
Le 4 décembre 2025, Faure Gnassingbé participe, aux côtés du Président américain Donald Trump, à la cérémonie de signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Cet acte symbolique confirme la place du Togo parmi les médiateurs africains dont la voix porte au-delà du continent.
Washington, Paris, Moscou : la diplomatie togolaise embrasse désormais plusieurs centres géopolitiques, dialoguant avec chacun selon une logique d’intérêt mutuel, de paix et d’équilibre.
Une vision nationale nouvelle : la diplomatie comme premier axe stratégique
Le 2 décembre 2025, lors de son discours sur l’État de la nation, Faure Gnassingbé dévoile la charpente de l’action gouvernementale basée sur la triptyque :
- protection des Togolais, souveraineté du Togo et son rayonnement diplomatique;
- consolidation républicaine, cohésion nationale et décentralisation; et
- développement économique et social :
Que la diplomatie soit placée au premier rang est fondamental. Elle est la clef de voûte qui permet :
– de sécuriser la région,
– d’affirmer l’indépendance du pays,
– de soutenir la croissance économique,
– et de projeter le Togo au cœur du panafricanisme moderne.
Toutes les actions récentes — médiation, partenariats sécuritaires, participation à des sommets internationaux, dialogue avec les puissances mondiales — deviennent ainsi les manifestations sensibles d’une vision structurée, où la diplomatie n’est pas un outil, mais un levier stratégique de développement national.
Un duo diplomatique solide
Aux côtés du Président du Conseil, S. E. Prof. Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, joue un rôle déterminant. Architecte des orientations extérieures, penseur du panafricanisme contemporain, il accompagne la montée en influence du Togo avec une habileté reconnue au-delà du continent.

Faure Gnassingbé (g) et Robert Dussey | Photo: DR
Lomé, capitale du panafricanisme : le 9ᵉ Congrès panafricain
Du 8 au 12 décembre 2025, Lomé accueille le 9ᵉ Congrès panafricain, sommet majeur consacré au thème :
« Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».
1. Une architecture de réflexion autour de 8 axes
- L’Afrique au XXIe siècle et vision nouvelle du panafricanisme
- Réforme des institutions multilatérales : rôle et place de l’Afrique;
- Mobilisation des ressources et développement autocentré;
- Décolonisation de l’esprit et réinvention de soi;
- Réparation et restitution des biens culturels africains;
- Lutte des peuples africains et afrodescendants contre le racisme à l’aune de la Déclaration de Durban de 2001 et programme d’action;
- Rôle et place de la femme dans le mouvement panafricain;
- Études africaines et panafricaines, décolonisation du savoir et promotion du panafricanisme
2. Des personnalités de haut niveau attendues
Chefs d’État, dirigeants d’institutions africaines, intellectuels influents, partenaires internationaux : le Congrès transforme Lomé en capitale diplomatique et intellectuelle de l’Afrique.
3. Des conclusions stratégiques attendues
Parmi elles :
– une Déclaration de Lomé consacrant les priorités du panafricanisme moderne ;
– une position africaine commune sur la réforme des institutions multilatérales ;
– un renforcement de l’Architecture africaine de paix ;
– et la consécration du leadership togolais comme force stabilisatrice du continent.

Conclusion : un leadership assumé et une diplomatie d’influence maîtrisée
La séquence diplomatique de ces derniers mois révèle une constante : le Togo, longtemps discret, affirme désormais sa place dans le concert des nations comme médiateur, stabilisateur et visionnaire africain.
Grâce à l’action conjuguée du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, et du Ministre des Affaires étrangères, S. E. Prof. Robert Dussey, une nouvelle identité diplomatique se dessine :
– souveraine,
– multipolaire,
– pacificatrice,
– et résolument panafricaine.
Cette diplomatie d’influence, subtile et déterminée, renforce l’image du Togo comme acteur de paix, promoteur d’une Afrique forte, et partenaire crédible des grandes nations. Elle ancre le pays dans une dynamique ascendante où le soft power devient un instrument de souveraineté et un levier de transformation continentale.
Le Togo ne suit plus le mouvement de l’histoire. Il contribue à l’écrire.

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